Lama-Bou

 

Le village fait parti des 14 autres qui composent le Canton de Lama, qui est une entité de la Préfecture de la KOZAHFiche descriptive de Lama-Bou
Au sommet des monts Kabyè qui surplombent la ville de KARA, se trouve le village de Lama-Bou
Mais la ville de KARA se trouve tout de même à 8km à vol d’oiseau du village
Aujourd’hui, Lama-Bou compte 1500 hommes et femmes environ, qui habitent de façon permanente dans ce village

Bien que ce soit un village qui tend à se dévélopper, il y a encore aujourd’hui un grand écart avec la France (ex: pas encore internet…)
Outre l’agriculture, les activités principales des habitants sont: le petit élevage et le petit commerce
Un village situé à 5950km de la Chapelle-Chaussée

 

 

1. Caractéristiques physiques

Le village Lama-Bou présente un relief montagneux avec quelques rares plaines, une végétation de savane arborée et un sol latéritique et rocailleux. Le climat est relativement doux. La température est élevée par moment. En saison chaude (mars-avril) la température peut varier entre 30 et 35°C. En temps normal, elle tourne autour de 20°C. Il n’y a pas de cours d’eau dans le village mais plutôt des marigots dont les eaux sortent directement de la montagne et forment des retenues par endroit entre les cailloux. Ce sont de petites sources d’eau.

2. Aperçu historique

La recherche des terres cultivables et les guerres fratricides de l’ancien temps poussèrent certains à aller s’installer dans les montagnes de Lama. Les uns à Pouwaï, les autres à Pouféou, à Aladè, à Tözi Gnangbadè et à Sömö. Ces différents points d’implantation des premiers habitants constituent de nos jours les cinq quartiers du village de Lama-Bou. Chaque quartier a à sa tête un chef traditionnel appelé «Chef quartier» qui représente l’autorité du quartier et rend compte au chef du village.
Les 5 Chefs de quartiers se réunissent une fois par semaine chez le Chef du Village où sont rendus les jugements des problèmes qui n’ont pas trouvé de solution chez les Chefs de quartiers.

Les 5 quartiers

3. Aspects sociologiques

La société à Lama-Bou est dans son ensemble traditionnelle. Les relations sociales sont basées sur la solidarité familiale ou villageoise. Malgré un fort taux de scolarisation des jeunes, les relations interpersonnelles sont toujours basées sur le pouvoir des plus âgés (la gérontocratie).

A Lama-Bou, la famille est de type traditionnel. Tous les membres d’un clan se considèrent comme des frères. C’est le sens même de la notion de grande famille. Les grands-parents, le père, la mère, les frères, les oncles paternels, les tantes vivent dans la même concession. La concession est divisée en plusieurs foyers.

4. Aspects économiques

Les principales activités économiques de la population de Lama-Bou sont l’agriculture, le petit élevage, l’artisanat et le petit commerce (préparation de boisson locale «Tchoukoudou», de l’huile rouge, de l’huile d’arachide, etc.)

recette du tchouk

L’agriculture occupe presque la totalité des habitants du village. Les techniques agricoles sont typiques dans la région : c’est une culture en terrasse.
Le mil, le sorgho, le maïs (des céréales), le haricot, l’arachide, l’igname et la patate douce, sont les principales cultures vivrières du village. Le maraîchage occupe les jeunes pendant la saison sèche. Il leur procure des revenus importants pendant la période de janvier à avril.

5. Les infrastructures

L’infrastructure routière n’est pas développée. Seule une piste rurale relie Lama-Bou à la route principale non bitumée qui relie la ville de KARA aux différents villages situés dans les monts Kabyè. L’entretien de cette piste a bénéficié d’un financement du Fonds Européen de Développement (FED) et a été refaite entièrement.

Le village Lama-Bou compte une école primaire de cent cinquante élèves (L’ONG «AIDE ET ACTION» est intervenue pour  construire un bâtiment de 3 classes pour l’école primaire) et un dispensaire (assurée par la Croix Rouge Togolaise). L’approvisionnement des médicaments des populations est assuré par une pharmacie villageoise

Enfin, le village est, depuis mars 1999, relié aux autres localités du pays et au monde entier par un réseau moderne de téléphone automatique.

6. Problèmes et perspectives d’avenir

Lama-Bou rencontre aujourd’hui des problèmes d’ordre socio-économiques et géographiques.
En effet, Lama-Bou souffre de l’insuffisance des forages de puits. Il n’y a que 3 puits forés par les services de l’Hydraulique Villageoise dans le village.

En matière d’hygiène, une demande de financement de six autres latrines publiques est déposée auprès de l’Ambassade des USA, et nous espérons qu’elle recevra un avis favorable.

Le reboisement du village est aujourd’hui une nécessité. Les femmes sont obligées d’aller très loin en brousse pour chercher le bois de chauffe. Le Comité Villageois de Développement est à la chercher d’organismes ou d’ONG pour leur soumettre un projet de reboisement.